Comment la Suisse réduit les déchets pharmaceutiques (6 méthodes éprouvées)
La Suisse, reconnue pour son engagement environnemental, a mis en place des stratégies innovantes pour réduire l’impact des déchets pharmaceutiques. Entre collecte responsable et technologies de pointe, découvrez six méthodes concrètes qui font du pays un modèle en matière de gestion écoresponsable.
1. Collecte des médicaments non utilisés via les pharmacies
Les pharmacies suisses jouent un rôle central dans la récupération des médicaments périmés ou inutilisés. Grâce à des boîtes de collecte sécurisées, les citoyens peuvent rapporter leurs produits sans risque de contamination.
Points clés :
- 692 950 kg de médicaments collectés en 2022 en Belgique via un système similaire.
- Les grossistes récupèrent les boîtes pour incinération, avec réutilisation de l’énergie générée.
- Sensibilisation via des brochures éducatives distribuées pendant la Semaine européenne de la réduction des déchets.
| Avantages | Chiffres clés |
| Réduction des risques environnementaux | 1 300 pharmacies participantes |
| Énergie récupérée lors de l’incinération | 40 % des déchets traités thermiquement |
2. Incinération contrôlée avec récupération d’énergie
L’incinération dans des usines spécialisées reste la méthode principale pour éliminer les déchets pharmaceutiques dangereux. La Suisse optimise ce procédé en valorisant l’énergie produite.
Données techniques :
- 27 millions de tonnes de CO₂ générées par l’industrie pharmaceutique suisse en 2023, partiellement compensées par des usines efficaces.
- 85 % des déchets médicaux incinérés sont non dangereux (groupe A).
| Types de déchets traités | Taux de recyclage |
| Médicaments périmés | 42 % recyclés |
| Emballages non contaminés | 31 % réutilisés |
3. Tri strict à la source dans les établissements de santé
Les hôpitaux et cliniques appliquent un tri rigoureux des déchets médicaux pour séparer les matières recyclables des déchets dangereux.
Pratiques observées :
- Utilisation de codes couleurs pour les contenants (ex. : rouge pour les déchets infectieux).
- Formation obligatoire du personnel sur les normes OFEV.
Exemple de classification :
| Type de déchet | Traitement |
| Déchets infectieux | Incinération spécialisée |
| Solvants pharmaceutiques | Recyclage ou distillation |
4. Réutilisation des emballages pharmaceutiques
Le secteur mise sur l’économie circulaire en favorisant les emballages réutilisables ou recyclables.
Initiatives :
- Retour des flacons en verre chez les fournisseurs pour nettoyage.
- Achat de matériel sans PVC (remplacé par du PET ou PE).
Impact environnemental :
- Réduction de 18 % des émissions de CO₂ grâce à des emballages durables (objectif Roche d’ici 2025).
5. Innovations technologiques : plasma froid et biodégradation
La Suisse investit dans des technologies de pointe pour décontaminer les déchets sans recourir à des procédés polluants.
Avancées récentes :
- Décontamination par plasma froid : Alternative écologique aux méthodes chimiques.
- Biodégradation enzymatique : Traitement des déchets organiques en biogaz.
| Technologie | Avantages |
| Distillation sous vide | Régénération des solvants usagés |
| Logiciels de traçabilité | Surveillance en temps réel des déchets |
6. Collaboration entre industries et autorités
Une coordination renforcée entre le secteur privé et les organismes publics permet d’harmoniser les pratiques.
Actions clés :
- Stratégie OFEV 2021 : Guidelines pour le tri et l’étiquetage des déchets.
- Partenariats industriels : Mutualisation des coûts d’incinération entre laboratoires.
Résultats :
- 70 % de réduction des émissions chez Roche depuis 20 ans.
- 75 % des déchets spéciaux traités en Suisse (contre 25 % à l’étranger).
Conclusion
La Suisse combine réglementation stricte, innovation technologique et engagement citoyen pour minimiser l’impact des déchets pharmaceutiques. Des pharmacies aux usines d’incinération, chaque maillon de la chaîne agit pour préserver les écosystèmes – une approche holistique qui pourrait inspirer d’autres nations.
