10 Approvisionnement en minéraux critiques et en ressources minières en France en 2026
La France renforce sa position dans le secteur minier et l’approvisionnement en minéraux critiques en 2026. Face à la dépendance européenne aux importations chinoises et à la transition énergétique, le pays déploie une stratégie ambitieuse pour sécuriser ses chaînes d’approvisionnement.
Les 10 Mining & Critical Minerals Supply in France in 2026 représentent des investissements de plusieurs milliards d’euros dans l’extraction, le raffinage et le recyclage de métaux stratégiques comme le lithium, les terres rares et le cobalt. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du plan France 2030 et du règlement européen sur les matières premières critiques, visant à réduire la dépendance extérieure et à renforcer la souveraineté industrielle nationale.
Pourquoi les Minéraux Critiques Sont Essentiels pour la France
Les minéraux critiques constituent le fondement de la transition énergétique et de la transformation numérique. La France importe actuellement la quasi-totalité de ses besoins en lithium, terres rares, cobalt et nickel, essentiels pour les batteries de véhicules électriques, les éoliennes et l’électronique. L’Union européenne a identifié 34 matières premières critiques dont l’approvisionnement doit être sécurisé d’ici 2030.
Le gouvernement français a alloué 500 millions d’euros à un fonds national pour les minéraux critiques, avec l’objectif d’attirer 2 milliards d’euros d’investissements privés. Cette stratégie vise à couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’exploration géologique au recyclage des batteries usagées. Les gigafactories de batteries en développement dans le nord de la France nécessiteront environ 100 000 tonnes de lithium par an d’ici 2030.
Top 10 Mining & Critical Minerals Supply in France in 2026
1. L’Inventaire des Ressources Minérales (IRM) du BRGM
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) pilote un programme d’inventaire de 53 millions d’euros sur cinq ans pour cartographier le potentiel géologique de la France métropolitaine et des territoires d’outre-mer. Ce projet cible une cinquantaine d’éléments stratégiques et s’inscrit dans les exigences du Critical Raw Materials Act européen, entré en vigueur en mai 2024. L’inventaire actualisera les connaissances datant des décennies précédentes et identifiera de nouvelles zones d’intérêt pour l’exploration minière.
L’initiative répond aux conclusions du rapport Varin de 2022 sur la sécurisation des approvisionnements en matières premières minérales. Elle permettra d’évaluer les ressources nationales en lithium, tungstène, antimoine et autres métaux critiques avec des technologies d’exploration modernes.
| Aspect | Détails |
| Budget | 53 millions d’euros |
| Durée | 5 ans (2024-2029) |
| Zones ciblées | France métropolitaine et DOM-TOM |
| Éléments visés | ~50 métaux et minéraux stratégiques |
| Cadre réglementaire | Critical Raw Materials Act (UE) |
2. Le Projet Lithium EMILI d’Imerys à Beauvoir
Imerys développe le projet EMILI dans le centre de la France, où le lithium a été détecté dès les années 1960. Ce projet d’1,8 milliard d’euros vise à produire suffisamment de lithium pour équiper 700 000 véhicules électriques par an pendant 25 ans. La production devrait débuter en 2028-2030, faisant d’Imerys le principal fournisseur de lithium en Europe.
Le projet inclut à la fois des installations minières et de raffinage pour transformer le minerai en hydroxyde de lithium de qualité batterie. Imerys demande que l’Union européenne impose une règle de contenu local obligeant les constructeurs automobiles à acheter au moins 20% de leur lithium auprès de mines européennes d’ici 2031, passant à 40% en 2036.
| Aspect | Détails |
| Investissement | 1,8 milliard d’euros |
| Localisation | Beauvoir, centre de la France |
| Capacité annuelle | Lithium pour 700 000 véhicules électriques |
| Début production | 2028-2030 |
| Durée d’exploitation | 25 ans |
3. Le Projet Géothermique Ageli d’Eramet en Alsace
Eramet développe le projet Ageli en collaboration avec Électricité de Strasbourg pour extraire le lithium des saumures géothermiques souterraines en Alsace. Cette région est reconnue pour ses réserves de lithium et son potentiel géothermique important. Le projet vise à produire plus de 10 000 tonnes de carbonate de lithium par an d’ici cinq ans.
Ageli est stratégique pour le repositionnement d’Eramet, qui passe de fournisseur de métaux pour l’industrie sidérurgique à acteur majeur des minéraux de la transition énergétique en Europe. L’extraction géothermique présente l’avantage de combiner production d’énergie renouvelable et extraction minière avec un impact environnemental réduit par rapport aux mines traditionnelles.
| Aspect | Détails |
| Type | Extraction géothermique de lithium |
| Partenaires | Eramet et Électricité de Strasbourg |
| Localisation | Alsace |
| Capacité cible | 10 000 tonnes de LiCO₃/an |
| Horizon | Production d’ici 2028-2029 |
4. L’Usine de Séparation de Terres Rares Caremag à Lacq
Caremag, filiale du groupe Carester, construit la première usine de séparation de terres rares à grande échelle en Europe avec un investissement de 245 millions de dollars. Le projet vise à atteindre 15% de l’approvisionnement mondial en terres rares d’ici fin 2026. L’usine combinera le recyclage d’équipements en fin de vie et le traitement de concentrés minéraux importés.
Des contrats avec le Japon et Stellantis couvrent déjà 70% de la production prévue, démontrant une demande réelle pour une sécurité d’approvisionnement. L’usine devrait être opérationnelle fin 2026 et produire des oxydes de terres rares légères et lourdes. Ce projet bénéficie de financements des gouvernements français et japonais.
| Aspect | Détails |
| Investissement | 245 millions de dollars |
| Localisation | Lacq, sud-ouest de la France |
| Objectif | 15% de l’offre mondiale de terres rares |
| Mise en service | Fin 2026 |
| Clients | Japon, Stellantis (70% production) |
5. Le Centre de Traitement de Terres Rares de Solvay à La Rochelle
Solvay a inauguré en avril 2025 une ligne de production de terres rares pour aimants dans son usine de La Rochelle. Cette installation devrait répondre à 30% de la demande européenne en terres rares utilisées dans les aimants, moteurs électriques et éoliennes. Le projet renforce la capacité de raffinage locale et réduit la dépendance aux matériaux transformés importés.
Solvay se positionne comme un acteur clé du développement d’une chaîne d’approvisionnement européenne autonome en terres rares. L’entreprise chimique française traite les éléments de terres rares pour les transformer en matériaux de haute pureté destinés aux aimants permanents, composants essentiels de la mobilité électrique et des énergies renouvelables.
| Aspect | Détails |
| Type | Traitement et raffinage de terres rares |
| Localisation | La Rochelle |
| Part de marché | 30% de la demande européenne |
| Applications | Aimants, moteurs électriques, éoliennes |
| Statut | Opérationnel depuis avril 2025 |
6. L’Usine de Métaux de Terres Rares de LCM à Lacq
Less Common Metals (LCM), entreprise britannique, investit 110 millions d’euros dans une nouvelle installation à Lacq, France, pour élargir la chaîne d’approvisionnement européenne en métaux de terres rares. La production de métaux et alliages de terres rares devrait démarrer en 2027, utilisant les matières premières de l’usine Caremag en construction sur le même site.
LCM transformera les oxydes de terres rares en métaux et alliages pour la vente aux fabricants d’aimants permanents. L’usine britannique de LCM a une capacité totale d’alliage de 2 500 tonnes par an. Ce projet représente une étape cruciale pour élargir les sources de terres rares en Occident, actuellement dominé à 90% par la Chine.
| Aspect | Détails |
| Investissement | 110 millions d’euros |
| Opérateur | Less Common Metals (Royaume-Uni) |
| Localisation | Lacq (même site que Caremag) |
| Production | Métaux et alliages de terres rares |
| Début activité | 2027 |
7. Le Fonds National France 2030 pour les Minéraux Critiques
Le plan France 2030 a réservé 500 millions d’euros spécifiquement pour renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement nationales en métaux et minéraux essentiels. Ces investissements ciblent le lithium, le nickel, le cobalt, le cuivre et les terres rares, indispensables à la fabrication de véhicules électriques, de technologies d’énergies renouvelables et d’infrastructures numériques.
Infravia Capital Partners a été chargé de mobiliser des financements privés supplémentaires, avec un objectif total de 2 milliards d’euros. Le fonds soutiendra l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction minière au recyclage, pour développer une industrie française compétitive et durable. Cette initiative s’inscrit dans les objectifs du Comité pour les métaux stratégiques (COMES).
| Aspect | Détails |
| Financement public | 500 millions d’euros |
| Objectif total | 2 milliards d’euros (public + privé) |
| Gestionnaire | Infravia Capital Partners |
| Métaux ciblés | Lithium, nickel, cobalt, cuivre, terres rares |
| Cadre | Plan France 2030 |
8. Le Recyclage des Batteries de Véhicules Électriques par Veolia
Veolia développe un secteur industriel pour recycler les batteries usagées et récupérer les métaux rares comme le lithium et le cobalt. Avec 10 millions de véhicules électriques en circulation dans le monde aujourd’hui et 100 millions attendus d’ici 2030, le recyclage devient crucial pour la souveraineté industrielle européenne. Le processus industriel de Veolia permet de démanteler, trier et traiter les batteries pour récupérer les métaux critiques nécessaires à la production de nouvelles batteries.
Le recyclage contribuera à réduire la dépendance aux importations et à créer une économie circulaire pour la mobilité électrique. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le recyclage jouera un rôle de plus en plus important, particulièrement pour le lithium et le cobalt. Cependant, la production primaire restera essentielle à moyen terme, car les volumes de batteries à recycler ne deviendront significatifs que dans 15 à 20 ans.
| Aspect | Détails |
| Opérateur | Veolia |
| Métaux récupérés | Lithium, cobalt, nickel, manganèse |
| Marché actuel | 10 millions de VE dans le monde |
| Projection 2030 | 100 millions de VE |
| Objectif | Économie circulaire pour batteries |
9. La Raffinerie de Nickel et Cobalt près de Bordeaux
Un projet majeur de 300 millions d’euros près de Bordeaux vise à devenir un hub central pour le traitement du nickel et du cobalt, deux métaux essentiels pour la production de batteries. Cette raffinerie soutiendra l’industrie naissante des véhicules électriques en France tout en réduisant la dépendance aux matériaux transformés importés. Le nickel et le cobalt sont des composants clés des cathodes de batteries lithium-ion haute performance.
Le projet s’inscrit dans les 47 projets stratégiques sélectionnés par l’Union européenne, représentant un investissement estimé à 22,5 milliards d’euros pour renforcer la chaîne de valeur européenne des métaux et matériaux critiques. Ces projets couvrent l’extraction, le traitement, le recyclage et la substitution de matières premières pour les batteries.
| Aspect | Détails |
| Investissement | 300 millions d’euros |
| Localisation | Région de Bordeaux |
| Métaux traités | Nickel et cobalt |
| Marché cible | Industrie des batteries pour VE |
| Cadre | Projets stratégiques UE (CRMA) |
10. L’Exploration de Tungstène et d’Antimoine dans les Massifs Français
Le projet AUREOLE vise à améliorer l’efficacité de l’exploration minière pour l’antimoine et le tungstène dans l’Union européenne et à évaluer les risques environnementaux potentiels. Le BRGM développe un modèle métallogénique régional intégré pour les gisements d’antimoine et de tungstène dans les massifs varisques de la péninsule ibérique et de la France. Ces métaux critiques sont essentiels pour les technologies de pointe et la défense.
Les activités d’exploration de la Compagnie Nationale des Mines de France (CMF) se concentrent sur les métaux spéciaux, notamment le lithium, le germanium, le tungstène, l’antimoine et les terres rares en France et dans le monde. Le projet AUREOLE utilise de nouvelles couches de données à l’échelle régionale pour le ciblage prédictif, couplées aux données disponibles sur la géomorphologie et l’altération.
| Aspect | Détails |
| Projet | AUREOLE (antimoine et tungstène) |
| Zone géographique | Massifs varisques français |
| Métaux ciblés | Antimoine, tungstène, germanium |
| Approche | Modélisation métallogénique régionale |
| Objectifs | Ciblage prédictif et évaluation environnementale |
Les 10 Mining & Critical Minerals Supply in France en 2026 : Un Tournant Stratégique
Les 10 Mining & Critical Minerals Supply in France in 2026 marquent une transformation profonde de la politique industrielle française. Le pays investit massivement dans toute la chaîne de valeur, de l’exploration géologique à la production de composants finaux. Ces initiatives visent à réduire la dépendance à la Chine, qui contrôle actuellement environ 90% du traitement mondial des terres rares et des métaux critiques.
La combinaison de projets miniers nationaux, d’usines de raffinage et d’infrastructures de recyclage crée un écosystème intégré pour les minéraux critiques. Cependant, ces projets restent confrontés à des défis importants : obtention de permis, acceptabilité sociale, viabilité économique dans un contexte de prix volatils et nécessité de partenariats internationaux pour l’approvisionnement en amont. La France dispose d’atouts uniques avec sa gouvernance stable, sa capacité nucléaire et son alignement réglementaire avec l’UE.
Conclusion
Les 10 Mining & Critical Minerals Supply in France in 2026 représentent un investissement stratégique de plusieurs milliards d’euros pour renforcer la souveraineté industrielle et la transition énergétique du pays. Du lithium d’Imerys et Eramet aux terres rares de Caremag et Solvay, en passant par le recyclage de Veolia et l’inventaire géologique du BRGM, la France construit une filière complète de minéraux critiques. Ces initiatives répondent aux exigences du Critical Raw Materials Act européen et positionnent la France comme un hub de traitement des métaux stratégiques en Europe. Le succès dépendra de la capacité à attirer les investissements privés, à accélérer les procédures administratives et à développer des partenariats internationaux pour sécuriser l’approvisionnement en amont.
