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12 opérations de finance verte et de critères ESG qui façonneront le Canada (Québec) en 2026

Le Québec s’affirme comme un leader nord-américain de la finance durable en 2026, avec une série d’initiatives transformatrices qui redéfinissent l’investissement responsable. La province canadienne mobilise des milliards de dollars à travers 12 Green Finance & ESG Deals Shaping Canada (Quebec) in 2026, combinant obligations vertes souveraines, projets d’énergie renouvelable et cadres réglementaires novateurs.

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Ces transactions stratégiques positionnent le Québec à l’avant-garde de la transition énergétique mondiale, attirant investisseurs institutionnels et entreprises engagées dans la décarbonisation.​

Points Clés à Retenir

  • Le Canada lancera sa première taxonomie d’investissement durable d’ici fin 2026 pour guider les capitaux vers la carboneutralité​
  • La Caisse de dépôt et placement du Québec vise 400 milliards $ d’investissements climatiques d’ici 2030​
  • Hydro-Québec déploie 3 000 MW d’énergie solaire d’ici 2035 et modernise ses infrastructures hydroélectriques​
  • Le fonds Investi cible 1 milliard $ d’actifs en finance durable d’ici 2026 avec focus sur les gestionnaires québécois​
  • Vingt centres multi-énergies renouvelables seront déployés à travers le Québec dès 2026​

1. Taxonomie Canadienne d’Investissement Durable (Lancement 2026)

Le gouvernement canadien a mandaté l’Institut climatique du Canada pour développer une taxonomie nationale d’investissement durable, dont le déploiement est prévu d’ici fin 2026. Ce cadre novateur établira des critères scientifiques pour classifier les investissements comme “verts” ou “de transition”, mobilisant ainsi les capitaux privés vers l’objectif de carboneutralité 2050 du pays. Contrairement aux taxonomies européennes centrées sur les technologies propres, l’approche canadienne ciblera spécifiquement la décarbonisation des secteurs à fortes émissions essentiels à l’économie nationale.​

L’Institut climatique collaborera avec Business Future Pathways et un nouveau Conseil de taxonomie pour finaliser les lignes directrices de trois secteurs prioritaires d’ici fin 2026, puis trois secteurs supplémentaires en 2027. Cette initiative majeure vise à prévenir l’écoblanchiment en fournissant aux investisseurs institutionnels des critères clairs et vérifiables. Le système permettra également d’améliorer la comparabilité avec les taxonomies internationales existantes tout en reflétant les spécificités économiques canadiennes.​

Impacts Attendus sur les Marchés Financiers

La taxonomie renforcera la transparence du marché de la finance durable en créant un langage commun pour les émetteurs et investisseurs. Les institutions financières pourront mieux évaluer les risques climatiques et allouer leurs capitaux selon des critères uniformisés et scientifiquement validés. Cette standardisation facilitera l’accès aux financements verts pour les entreprises québécoises engagées dans la transition énergétique.​

Caractéristique Détail
Date de lancement Fin 2026 ​
Organisme responsable Institut climatique du Canada ​
Secteurs couverts (Phase 1) 3 secteurs prioritaires d’ici 2026 ​
Objectif principal Mobiliser capitaux vers carboneutralité 2050 ​
Focus unique Décarbonisation des industries à fortes émissions ​

2. Troisième Obligation Verte Souveraine du Canada

Le gouvernement canadien a annoncé en février 2025 l’émission de sa troisième obligation verte libellée en dollars canadiens, renforçant son leadership en financement durable souverain. Cette émission fait suite à deux émissions précédentes ayant généré une demande globale de 11 milliards de dollars de la part d’investisseurs ESG mondiaux. Le Canada demeure le premier émetteur souverain à inclure les dépenses nucléaires dans ses obligations vertes, consolidant sa position unique en matière de financement énergétique propre.​

Les fonds levés financent des projets d’énergie renouvelable, de transport propre, de protection de la nature et d’infrastructures vertes alignés sur l’objectif de carboneutralité 2050. Le cadre d’obligations vertes du Canada, mis à jour en novembre 2023, est reconnu par Sustainalytics comme un plan crédible pour générer des bénéfices environnementaux mesurables. Cette approche attire les investisseurs institutionnels cherchant des opportunités d’investissement vert adossées à la cote de crédit AAA du Canada.​

Avantages pour les Investisseurs Québécois

Les obligations vertes souveraines offrent aux investisseurs québécois une exposition sécurisée aux projets de transition énergétique avec rendement prévisible. La notation AAA garantit un profil risque-rendement attractif pour les fonds de pension et gestionnaires d’actifs régionaux. Les rapports détaillés sur l’allocation des fonds et l’impact environnemental assurent une transparence totale conformément aux exigences ESG.​

Aspect Information
Numéro d’émission Troisième obligation verte ​
Demande historique 11 milliards $ sur émissions précédentes ​
Notation de crédit AAA ​
Particularité Inclusion des dépenses nucléaires ​
Usage des fonds Énergie renouvelable, transport propre, nature ​

3. CDPQ: 400 Milliards $ d’Investissements Climatiques d’ici 2030

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a dévoilé en juin 2025 une stratégie climatique quinquennale visant 400 milliards de dollars d’investissements en action climatique d’ici 2030. Cette cible ambitieuse représente une augmentation massive par rapport aux objectifs précédents de 54 milliards en actifs bas carbone et 10 milliards en décarbonisation industrielle atteints avant 2025. La Caisse, qui gère 496 milliards de dollars d’actifs nets, s’engage à soutenir les entreprises adoptant des plans de décarbonisation clairs et crédibles.​

La stratégie s’articule autour de trois piliers: investir massivement dans les technologies bas carbone, accélérer la transition de l’économie réelle dans tous les secteurs, et maintenir un portefeuille carboneutre d’ici 2050. La CDPQ a déjà dépassé ses objectifs climatiques avec 330 milliards en actifs à faible empreinte carbone (80% du portefeuille total) et 6,2 milliards en actifs de transition. Cette performance valide l’approche selon laquelle durabilité et rentabilité vont de pair pour protéger les retraites des Québécois.​

Leadership International en Investissement Responsable

La CDPQ se positionne comme leader mondial parmi les investisseurs institutionnels avec une stratégie climat crédible et complète. L’organisation participe activement à des initiatives internationales comme la Net Zero Asset Owner Alliance, l’Investor Leadership Network et la Sustainable Markets Initiative. Son engagement inclut la réduction de 60% de l’intensité carbone du portefeuille d’ici 2030 et le retrait complet du secteur de production pétrolière.​

Indicateur Valeur
Objectif climatique 2030 400 milliards $ ​
Actifs nets totaux 496 milliards $ ​
Actifs bas carbone actuels 330 milliards $ (80% du portefeuille) ​
Actifs de transition 6,2 milliards $ ​
Cible carboneutralité 2050 ​

4. Fonds Investi: 1 Milliard $ pour la Finance Durable Québécoise

Le fonds Investi, lancé en mai 2023 par Finance Montréal et Innocap, vise à lever 1 milliard de dollars d’actifs d’ici 2026 pour promouvoir l’émergence de stratégies d’investissement ESG au Québec. Avec plus de 300 millions déjà souscrits en manifestations d’intérêt, cette initiative collaborative alloue tous ses actifs à des firmes établies au Québec ou y ouvrant des bureaux. Le fonds a sélectionné en 2024 ses premiers gestionnaires en actions (Manulife, Van Berkom) et en titres à revenu fixe (Addenda Capital, Beutel Goodman, Fiera Capital).​

Cette structure d’investissement unique permet aux investisseurs institutionnels québécois de déployer collectivement plus de capital et plus rapidement dans des stratégies durables innovantes. L’évaluation menée par Finance Montréal a conclu que la collaboration était essentielle pour accélérer l’écosystème de finance durable québécois déjà florissant. Le fonds assure une gouvernance rigoureuse, une transparence totale sur les activités et un suivi continu pour prévenir l’écoblanchiment.​

Positionnement de Montréal comme Centre d’Excellence

Investi attire des gestionnaires d’actifs étrangers renommés désireux d’établir des équipes dédiées aux stratégies d’investissement durable au Québec. Cette initiative renforce la reconnaissance internationale de l’expertise ESG québécoise et positionne la province comme centre d’excellence en finance durable en Amérique du Nord. Les impacts mesurables incluent la croissance des actifs, la diversité des investisseurs, la maturité des produits et l’augmentation du nombre de firmes offrant des approches durables.​

Élément Détail
Objectif de levée 1 milliard $ d’ici 2026 ​
Souscriptions actuelles Plus de 300 millions $ ​
Gestionnaires (actions) Manulife, Van Berkom ​
Gestionnaires (revenu fixe) Addenda Capital, Beutel Goodman, Fiera Capital ​
Focus géographique Firmes établies au Québec ​

5. Plan Solaire d’Hydro-Québec: 3 000 MW d’ici 2035

Hydro-Québec a annoncé en mai 2025 un plan ambitieux pour développer 3 000 mégawatts d’énergie solaire d’ici 2035, débutant par un appel d’offres de 300 MW. Cette initiative marque une première historique pour le Québec, dont la production solaire actuelle ne représente que 17 MW, soit 0,31% des 5 400 MW installés au Canada. Le déploiement solaire procédera en trois phases: appels d’offres pour fermes solaires raccordées au réseau, développement de projets de grande envergure, et nouveau soutien au solaire résidentiel et commercial.​

Cette diversification énergétique s’avère essentielle puisque les sources à fortes émissions de gaz à effet de serre représentent encore la moitié du portefeuille énergétique québécois. L’Association canadienne de l’énergie renouvelable (CanREA) salue cet engagement comme un pas de géant pour l’industrie solaire québécoise. Le plan prévoit la construction de fermes solaires de tailles variées en collaboration avec des développeurs, communautés locales et communautés autochtones.​

Complémentarité avec l’Hydroélectricité Existante

Le solaire s’intègre stratégiquement au réseau hydroélectrique québécois en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles durant les périodes de forte demande. La prévisibilité du plan solaire jusqu’en 2035 offre aux développeurs et investisseurs une visibilité à long terme pour leurs projets. Chaque kilowatt d’énergie renouvelable contribue aux objectifs climatiques du Québec tout en accélérant la transition énergétique provinciale.​

Aspect Spécification
Capacité cible 3 000 MW d’ici 2035 ​
Premier appel d’offres 300 MW ​
Production actuelle 17 MW ​
Nombre de phases 3 (réseau, grands projets, résidentiel/commercial) ​
Partenariats Développeurs, communautés locales et autochtones ​

6. Champlain Hudson Power Express: 6 Milliards $ Opérationnel en 2026

Le projet Champlain Hudson Power Express d’Hydro-Québec, d’une valeur de 6 milliards de dollars, sera opérationnel d’ici mai 2026 pour acheminer l’hydroélectricité propre québécoise vers New York. Cette ligne de transmission permettra d’alimenter un million de foyers new-yorkais en énergie renouvelable, réduisant significativement la dépendance de la ville aux combustibles fossiles. Le projet illustre le rôle critique de l’hydroélectricité dans la transition énergétique grâce aux bénéfices de la collaboration transfrontalière.​

La ligne est conçue pour être bidirectionnelle, permettant au Québec de stocker l’excédent d’énergie éolienne offshore des États-Unis dans ses réservoirs hydroélectriques. Cette approche innovante transforme les réservoirs québécois en batteries géantes soutenant le réseau du Nord-Est américain lors des variations de production éolienne. Hydro-Québec, le plus grand producteur d’électricité canadien avec 37 gigawatts de capacité installée, positionne ainsi le Québec comme hub énergétique propre régional.​

Capacité de Stockage et Flexibilité du Réseau

Les 62 centrales hydroélectriques québécoises offrent une capacité de stockage unique permettant d’absorber davantage d’énergies renouvelables intermittentes dans le réseau. La collaboration transfrontalière vise à travailler conjointement vers un avenir énergétique propre en combinant hydroélectricité stable et éolien offshore en développement. Cette flexibilité permet d’optimiser l’utilisation des ressources renouvelables régionales plutôt que de gaspiller l’énergie excédentaire.​

Caractéristique Information
Valeur du projet 6 milliards $ ​
Mise en service Mai 2026 ​
Capacité d’alimentation 1 million de foyers à New York ​
Direction des flux Bidirectionnelle (Québec ↔ États-Unis) ​
Capacité Hydro-Québec 37 GW sur 62 centrales ​

7. Projet Éolien Madawaska: Construction Début 2026

Le projet éolien Madawaska a reçu son autorisation finale en décembre 2025, avec le début des travaux de construction prévu en janvier 2026 et livraison d’électricité au réseau d’Hydro-Québec jusqu’en 2027. Ce projet d’énergie renouvelable s’inscrit dans la stratégie d’Hydro-Québec de déployer plusieurs gigawatts d’énergie éolienne à travers la province. La construction mobilisera des entreprises locales et créera des emplois régionaux tout en contribuant aux objectifs de décarbonisation du Québec.​

L’intégration de capacité éolienne supplémentaire complète le portefeuille hydroélectrique existant en diversifiant les sources d’énergie renouvelable. Hydro-Québec procure de l’énergie éolienne directement ou via des entreprises privées qui lui revendent la production. Cette approche flexible accélère le déploiement des infrastructures renouvelables nécessaires pour répondre à la demande croissante d’électricité propre.​

Retombées Économiques Régionales

Les projets éoliens comme Madawaska génèrent des retombées économiques locales significatives durant les phases de construction et d’exploitation. Les communautés d’accueil bénéficient de revenus fiscaux additionnels et d’opportunités d’emploi dans le secteur des énergies vertes. Le modèle de développement favorise les partenariats avec les communautés locales et autochtones pour assurer une acceptabilité sociale optimale.​

Aspect Détail
Autorisation Décembre 2025 ​
Début construction Janvier 2026 ​
Fin construction 2027 ​
Client Hydro-Québec ​
Type de projet Parc éolien ​

8. Vingt Centres Multi-Énergies Renouvelables à Travers le Québec

Mundi Énergies et Haffner Energy ont formalisé un partenariat stratégique pour déployer vingt centres de production d’énergie renouvelable à travers le Québec, positionnant la biomasse résiduelle comme pilier de la résilience énergétique régionale. Cette initiative marque l’un des déploiements de conversion biomasse-énergie les plus coordonnés au Canada, combinant gaz renouvelable, production électrique et utilisation du carbone au sein d’un modèle unique et reproductible. Le premier projet de 5 MW, valorisé à minimum 4,58 millions de dollars, est prévu pour le premier trimestre 2026.​

Les centres multi-énergies convertiront les résidus agricoles et forestiers en gaz renouvelable, électricité et CO₂ biogénique, renforçant la sécurité énergétique canadienne. Cette coentreprise 51:49 structure le transfert technologique et le déploiement industriel selon un modèle évolutif aligné sur les priorités climatiques et énergétiques canadiennes. Les responsables décrivent la configuration multi-énergies comme une réponse délibérée aux préoccupations de souveraineté énergétique.​

Innovation Technologique et Valorisation des Résidus

La technologie permet de produire un module de production de syngaz de 5 mégawatts capable de soutenir la génération de biométhane et de biodiesel. Le premier site servira de point de référence technique pour les futurs centres, validant performance, économie et intégration aux réseaux énergétiques régionaux. En combinant plusieurs technologies renouvelables sur un site unique, chaque centre réduit l’exposition aux chocs d’approvisionnement tout en assurant une production énergétique prévisible à long terme.​

Élément Spécification
Nombre de centres 20 à travers le Québec ​
Premier projet 5 MW, valorisé à 4,58 M$ minimum ​
Calendrier Premier trimestre 2026 ​
Partenaires Mundi Énergies & Haffner Energy (51:49) ​
Outputs énergétiques Gaz renouvelable, électricité, CO₂ biogénique ​

9. Feuille de Route Québécoise de la Finance Durable

Le gouvernement du Québec a mandaté Finance Montréal pour développer la première feuille de route provinciale canadienne en finance durable, présentant des mesures stratégiques pour renforcer le leadership québécois dans ce domaine. Cette initiative ambitieuse témoigne du leadership environnemental du Québec et de son engagement à bâtir une économie plus verte. Le Québec devient la première province canadienne et l’une des premières juridictions nord-américaines à se doter d’une telle feuille de route.​

Le projet se déroule en trois phases principales: bilan de situation, développement de la feuille de route, et stratégie de mise en œuvre. Cette démarche essentielle permet de mobiliser et coordonner divers acteurs publics, privés et académiques tout en priorisant les mesures prometteuses. Ancrée dans le volet finance durable de la Stratégie gouvernementale de développement durable (SGDD), elle s’inscrit dans le Plan d’action de développement durable 2023-2028 du ministère des Finances.​

Coordination des Acteurs de l’Écosystème Financier

Le développement de la feuille de route nécessite l’implication de divers intervenants des secteurs public, académique et privé. Cette approche collaborative assure que les actions reflètent les réalités et besoins de l’ensemble de l’écosystème financier québécois. La feuille de route permettra d’évaluer adéquatement les actions requises pour accélérer la portée de la finance durable au Québec et développer l’expertise provinciale pour positionner le Québec à l’avant-garde internationale.​

Phase Description
Phase 1 Bilan de situation ​
Phase 2 Développement de la feuille de route ​
Phase 3 Stratégie de mise en œuvre ​
Statut unique Première province canadienne avec feuille de route ​
Cadre d’intégration Stratégie gouvernementale de développement durable ​

10. Modernisation de la Centrale Rapide-Blanc: 615 Millions $

Hydro-Québec investit 615 millions de dollars américains dans la modernisation complète de sa centrale hydroélectrique Rapide-Blanc, avec remplacement des six groupes turbines-alternateurs et achèvement prévu en 2026. Ce projet majeur comprend également la réfection des vannes de prise d’eau, aspirateurs, appareillage de commutation, équipements mécaniques auxiliaires, transformateurs auxiliaires et bâtiment de la centrale. Ces travaux s’inscrivent dans la stratégie d’Hydro-Québec d’ajouter 2 000 mégawatts de puissance additionnelle d’ici 2035 grâce à l’optimisation des installations existantes.​

La modernisation utilise les derniers outils numériques permettant à chaque groupe générateur remplacé de produire 5 à 10% de puissance supplémentaire. Cette approche maximise le rendement des ressources existantes sans construire de nouvelles infrastructures majeures. Parallèlement, Hydro-Québec mène un programme de 570 millions de dollars pour la rénovation et modernisation de sa centrale Carillon.​

Optimisation des Actifs Hydroélectriques Existants

Les investissements dans la modernisation permettent d’extraire davantage de capacité des installations existantes tout en réduisant l’empreinte environnementale globale. L’utilisation de technologies numériques avancées améliore l’efficacité opérationnelle et la fiabilité du réseau. Ces projets prolongent la durée de vie utile des centrales tout en les adaptant aux exigences contemporaines de production d’énergie propre.​

Caractéristique Valeur
Investissement 615 millions $ USD ​
Achèvement 2026 ​
Groupes remplacés 6 turbines-alternateurs ​
Gain de puissance 5-10% par groupe ​
Projet parallèle Carillon: 570 M$ ​

11. Initiative Business Future Pathways pour Plans de Transition Climatique

L’initiative Business Future Pathways a été lancée lors du Sommet de la finance durable 2025 à Montréal pour fournir des orientations aux entreprises canadiennes sur l’élaboration de plans de transition climatique crédibles. Cette initiative menée par les investisseurs réunit plus de 1 000 délégués issus du secteur financier durable canadien. Le lancement s’est accompagné de recherches du projet Climate Dollars de Corporate Knights révélant que le plan de transition du Canada nécessite 34 milliards de dollars annuels d’investissements en énergie.​

Les investissements climatiques représenteront 5 à 8% du PIB canadien, comparable aux dépenses historiques en infrastructures énergétiques. Les investisseurs reconnaissent que les considérations climatiques sont matérielles pour la planification commerciale à long terme et la préservation du capital, indépendamment des vents politiques à court terme. L’exemple de l’industrie aérospatiale illustre cette nécessité: les avions conçus aujourd’hui seront construits dans dix ans et opéreront pendant 30 ans, nécessitant des critères de conception tenant compte d’un environnement physiquement plus chaud.​

Stabilité Politique et Engagement des Investisseurs

Les investisseurs persistent malgré l’incertitude mais nécessitent une stabilité politique pour sécuriser leurs allocations de capital à long terme. Bertrand Millot, responsable de la durabilité à la CDPQ, souligne que les décisions d’investissement doivent intégrer les réalités climatiques futures sur des horizons de plusieurs décennies. Cette approche garantit que les portefeuilles institutionnels demeurent résilients face aux risques physiques et de transition.​

Aspect Information
Lancement Mai 2025, Montréal ​
Participants Plus de 1 000 délégués ​
Investissement annuel requis 34 milliards $ en énergie ​
Part du PIB 5-8% en investissements climatiques ​
Horizon temporel Planification sur 25+ ans ​

12. Projets d’Énergie Propre dans les Communautés Autochtones

Le gouvernement du Canada contribue à des projets majeurs d’énergie propre dans les communautés autochtones du Québec, avec construction prévue dès 2026. Ces initiatives renforcent l’autonomie énergétique des communautés tout en contribuant aux objectifs de décarbonisation provinciaux et nationaux. Les projets combinent technologies renouvelables adaptées aux contextes locaux et participation communautaire dans la gouvernance et les bénéfices.​

Le financement fédéral facilite le déploiement d’infrastructures d’énergie propre dans des régions éloignées actuellement dépendantes de sources fossiles coûteuses et polluantes. Cette approche collaborative reconnaît le rôle essentiel des communautés autochtones dans la transition énergétique canadienne. Les retombées incluent création d’emplois locaux, développement de compétences techniques, et réduction significative des émissions de gaz à effet de serre.​

Réconciliation et Transition Énergétique

Les projets d’énergie propre dans les communautés autochtones s’inscrivent dans une démarche plus large de réconciliation économique. La participation des communautés dès la conception garantit que les projets répondent aux besoins locaux spécifiques. Ce modèle de développement inclusif établit un précédent pour les futurs investissements en infrastructure énergétique à travers le Canada.​

Élément Détail
Début construction 2026 ​
Financement Gouvernement du Canada ​
Bénéficiaires Communautés autochtones du Québec ​
Objectifs Autonomie énergétique, décarbonisation ​
Retombées Emplois, compétences, réduction GES ​

Tendances ESG et Obligations de Divulgation en 2026

Le Canada avance vers 2026 avec l’ESG comme facteur décisif dans la compétition, l’investissement et la construction de confiance des entreprises sur le marché. Les régulateurs et parties prenantes canadiennes poussent pour des exigences de divulgation ESG renforcées, avec les grandes institutions financières et entreprises publiques faisant face à des obligations évolutives de divulgation climatique. Les cadres s’alignent sur les normes internationales telles que l’IFRS et les rapports de type TCFD.​

La surveillance réglementaire et les contrôles contre l’écoblanchiment s’intensifient pour assurer la crédibilité des allégations environnementales. Les investisseurs exercent un examen plus rigoureux des trajectoires de transition, de la crédibilité des cibles climatiques 2030 et des stratégies d’adaptation climatique. Cette différenciation accrue entre leaders avec capacité d’exécution robuste et retardataires confrontés à des risques réglementaires, de coûts et d’exécution croissants façonne le marché.​

Marché des Obligations Durables en Maturation

Le marché des titres à revenu fixe ESG évolue vers une plus grande résilience et sophistication en 2026. La part des transactions durables non financières devrait se stabiliser autour de 20% après trois années d’ajustement. Les décisions politiques joueront un rôle clé dans la performance des instruments de finance durable et la valorisation de la prime de risque ESG.​

Tendance Impact
Divulgation obligatoire Cadres alignés IFRS/TCFD ​
Contrôles écoblanchiment Surveillance réglementaire accrue ​
Examen investisseurs Crédibilité plans transition 2030 ​
Part marché durable ~20% transactions non financières ​
Différenciation Leaders vs retardataires ​

Sommet de la Finance Durable 2026

Le Sommet de la finance durable 2026 constitue le forum canadien de référence pour faire progresser la préparation institutionnelle face à la transition énergétique. L’ordre du jour 2026 se concentre sur des stratégies immédiates et actionnables: analyses approfondies des tests de résistance aux risques climatiques (incluant OSFI B-15), intégration pratique des données ESG, exploitation de l’intelligence artificielle dans l’analytique des risques, et maximisation des opportunités d’investissement durable. L’événement fournit les connaissances expertes nécessaires pour sécuriser la conformité réglementaire et améliorer l’avantage concurrentiel dans le marché en évolution rapide.​

Ce sommet s’avère essentiel pour les cadres supérieurs et dirigeants de niveau C-Suite du secteur financier canadien, particulièrement ceux axés sur la gestion des risques, stratégie d’investissement, prêts commerciaux ou conformité ESG. L’événement réunit leaders de grandes banques, assureurs, fonds de pension et firmes d’investissement pour réseauter avec décideurs politiques et pionniers de l’industrie. L’édition 2025 a accueilli plus de 1 000 délégués et s’est soldée par une participation complète.​

Réseau et Alignement sur les Ambitions Carboneutres

Les participants peuvent aligner leurs portefeuilles sur les ambitions carboneutres tout en construisant une résilience financière à long terme. Les discussions incluent les exigences de capital pour financer la transition du Canada sur les 25 prochaines années, estimées à 34 milliards annuels en investissements énergétiques. Le sommet facilite les échanges entre praticiens sur l’intégration concrète des facteurs climatiques dans les décisions d’allocation de capital.​

Aspect Détail
Focus 2026 Tests résistance climatique, données ESG, IA ​
Participants cibles C-Suite secteur financier canadien ​
Secteurs représentés Banques, assureurs, fonds pension, investissement ​
Édition 2025 1 000+ délégués, complet ​
Objectif Conformité réglementaire, avantage concurrentiel ​

Réflexions Finales

Les 12 Green Finance & ESG Deals Shaping Canada (Quebec) in 2026 illustrent l’engagement profond du Québec envers une économie décarbonisée et résiliente. De la taxonomie nationale d’investissement durable aux projets hydroélectriques modernisés, ces initiatives mobilisent des centaines de milliards de dollars vers la transition énergétique. La combinaison unique d’acteurs publics comme Hydro-Québec, d’investisseurs institutionnels comme la CDPQ, et de mécanismes collaboratifs comme le fonds Investi positionne le Québec comme laboratoire de la finance verte nord-américaine.​

L’année 2026 marque un tournant décisif avec le déploiement simultané de multiples projets d’infrastructures renouvelables, l’opérationnalisation de lignes de transmission transfrontalières, et l’implémentation de cadres réglementaires robustes contre l’écoblanchiment. Les investisseurs reconnaissent désormais que les considérations ESG constituent des facteurs matériels pour la préservation du capital à long terme, indépendamment des fluctuations politiques à court terme. La feuille de route québécoise et l’initiative Business Future Pathways fournissent aux entreprises les outils nécessaires pour élaborer des plans de transition crédibles alignés sur les attentes des investisseurs.​

Le leadership québécois en finance durable se manifeste également à travers des événements rassembleurs comme le Sommet de la finance durable, créant un écosystème favorable à l’innovation et au partage de meilleures pratiques. Avec 400 milliards de dollars d’investissements climatiques ciblés d’ici 2030 par la CDPQ seule, et des dizaines de milliards additionnels mobilisés par les secteurs public et privé, le Québec démontre qu’ambition climatique et performance financière peuvent converger. Ces transactions façonnent non seulement l’avenir énergétique du Québec mais établissent également des modèles reproductibles pour d’autres juridictions cherchant à accélérer leur transition vers la carboneutralité.​