5 startups ClimateTech utilisant la blockchain en Afrique francophone
L’Afrique francophone devient un terrain fertile pour l’innovation climatique. Face aux défis environnementaux, des startups allient blockchain et écologie pour créer des solutions durables. Cet article explore cinq acteurs clés qui redéfinissent la lutte contre le changement climatique dans la région.
1. Carbin Africa : Des crédits carbone transparents grâce à la Web3
Localisation : Côte d’Ivoire
Secteur : Compensation carbone
Carbin Africa (Afrocarb) révolutionne le marché des crédits carbone en Afrique de l’Ouest avec une plateforme Web3. Cette technologie garantit la traçabilité des crédits, évitant les fraudes et les doubles comptages.
Chiffres clés
| Indicateur | Donnée |
| Transactions sécurisées (2024) | 10 000+ crédits échangés |
| Réduction CO₂ facilitée | 50 000 tonnes en 2024 |
| Pays couverts | 6 pays francophones |
Impact : Les entreprises locales et internationales peuvent désormais compenser leurs émissions tout en finançant des projets de reforestation ou d’énergies renouvelables en Afrique.
2. Sabi TRACE : Une supply chain minérale éthique
Localisation : Nigeria (opérations panafricaines)
Secteur : Traçabilité des minerais
La plateforme TRACE de Sabi utilise la blockchain pour assurer la transparence des chaînes d’approvisionnement en minerais (lithium, cuivre) et produits agricoles.
Fonctionnalités principales
- Passeport numérique : Suivi des minerais de l’extraction à l’exportation.
- Conformité ESG : Vérification des pratiques minières responsables.
- Volume traité : 50 000 tonnes exportées via la plateforme en 2024.
Exemple concret : En partenariat avec Minespider, Sabi a permis à des mines artisanales de la RDC de vendre des minerais « propres » à des acheteurs européens, augmentant leurs revenus de 30 %.
3. Sand to Green : Transformer les déserts en terres agricoles
Localisation : Maroc
Secteur : Agroforesterie
Cette startup marocaine combine blockchain, irrigation intelligente et agroforesterie pour reverdir les zones arides.
Technologie
- Suivi satellitaire : Surveillance de la croissance des plantes via blockchain.
- Impact 2024 : 500 hectares de désert convertis en terres cultivables.
| Projet phare | Résultats |
| Site pilote (Maroc) | 200 agriculteurs formés |
| Subvention reçue | 50 000 $ (DeepTech Summit 2025) |
4. Tolbi : Financement agricole décentralisé
Localisation : Sénégal et Côte d’Ivoire
Secteur : Agriculture climatique
Tolbi utilise la blockchain pour connecter les petits agriculteurs à des financements verts. Sa plateforme analyse les rendements via l’IA et l’imagerie satellitaire.
Avantages clés
- Prêts vérifiables : Historique des récoltes stocké sur la blockchain.
- Bénéficiaires : 15 000 agriculteurs en 2024.
Cas d’usage : Au Sénégal, des producteurs d’arachide ont accru leurs revenus de 25 % grâce à des prêts adaptés à leurs besoins.
5. Zone : Infrastructure de paiement pour projets verts
Localisation : Nigeria (opérations en Afrique francophone)
Secteur : Finance climatique
Zone offre une infrastructure blockchain pour les transactions liées aux énergies renouvelables et à l’agriculture durable.
Statistiques
| Indicateur | Donnée |
| Transactions (2024) | 1 million € mensuels |
| Partenaires | 15+ institutions financières |
Application : Facilité les paiements transfrontaliers pour l’installation de panneaux solaires au Mali et au Burkina Faso.
Conclusion : La blockchain, accélérateur de la transition écologique
Ces startups prouvent que la blockchain n’est pas réservée à la finance.
En Afrique francophone, elle devient un outil incontournable pour :
- Traquer l’impact environnemental (carbone, minerais, eau).
- Mobiliser des financements transparents.
- Soutenir les communautés locales via des modèles inclusifs.
Avec un marché africain de la blockchain estimé à 15 milliards $ d’ici 2030, ces innovations positionnent la région en leader climatique.
