47 000 étudiants internationaux risquent de perdre leur statut en raison de la répression des visas au Canada
Le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté Canada (IRCC) procède à l’examen de plus de 47 000 étudiants internationaux pour de potentielles infractions aux conditions de visa, accentuant ainsi la surveillance du système d’enseignement supérieur en pleine expansion du pays.
Aiesha Zafar, sous-ministre adjointe chargée de l’intégrité migratoire à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), a informé le Comité permanent de la Chambre des communes sur la citoyenneté et l’immigration que 8% des étudiants internationaux évalués présentaient un « risque de non-conformité », c’est-à-dire qu’ils ne respectaient pas l’obligation d’assiduité aux cours.
« En ce qui concerne le nombre total d’étudiants pour lesquels nous avons requis des renseignements sur la conformité, cela représente potentiellement 47 175 cas. Nous n’avons pas encore établi s’ils sont effectivement non conformes ; il s’agit de résultats préliminaires transmis par les établissements », a précisé Zafar, ajoutant que l’IRCC communique ses données à l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), laquelle est chargée des enquêtes et des expulsions en cas de non-respect des visas, selon The Pie News.
L’évaluation de la non-conformité réelle des étudiants s’avère complexe, a souligné Zafar, les établissements rapportant les données d’assiduité à des périodes variables, et certains étudiants pouvant légalement changer d’institution, achever leurs études ou bénéficier d’un congé autorisé.
Maria Mathai, fondatrice de M.M. Advisory Services, estime que qualifier le chiffre de 47 000 de « crise » occulte la perspective globale.
« Le processus de vérification préalable via la Lettre d’attestation provinciale (PAL) empêche désormais l’entrée de milliers de personnes qui auraient pu immigrer auparavant, tandis que la surveillance continue identifie les irrégularités antérieures. Ces 47 000 cas de non-conformité constituent un reliquat, démontrant que les mécanismes de détection des fraudes se renforcent, sans affaiblir les normes canadiennes en matière d’immigration », a-t-elle ajouté.
Cette version adopte un ton plus formel, conforme au français canadien officiel utilisé par les institutions fédérales, avec une terminologie précise issue des glossaires d’immigration (par exemple, « non-conformité » pour « non-compliance » et « infractions aux conditions de visa » pour une précision accrue). Si une variante régionale spécifique (comme le français québécois) ou d’autres modifications sont souhaitées, veuillez préciser.
