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Duas Juradas Do Miss Universo Abandonam O Concurso Envolto Em Escândalo; Uma Delas Alega Que O Evento é Manipulado.

La 74e édition de Miss Univers, prévue pour le 21 novembre 2025 à l’Impact Arena de Bangkok, en Thaïlande, rassemblera 136 déléguées du monde entier, espérant décrocher la couronne détenue par la Danoise Victoria Kjaer Theilvig. Depuis son rachat par JKN Global Group en 2023, le concours mise sur l’autonomisation, la diversité et l’impact social. Cependant, les événements récents déplacent l’attention vers des accusations de pratiques injustes et de mauvaise gestion. D’autres scandales, dont un départ retentissant d’une candidate et l’ouverture d’enquêtes sur des opérations promotionnelles, interrogent la capacité de l’organisation à maintenir ses standards en pleine évolution.

Des sources indiquent qu’un troisième juge, la Princesse Camilla di Borbone delle Due Sicilie—présidente du comité de sélection—s’est également retirée peu après, accentuant l’instabilité du panel. Cette vague de départs a attiré l’attention des médias internationaux, qui soulignent combien ces évènements sapent la confiance envers un concours historiquement critiqué pour l’objectivation, mais qui tente récemment de promouvoir l’inclusivité pour toutes les femmes, indépendamment de leur statut marital ou parental. Les organisateurs promettent de poursuivre avec un jury révisé, mais ces incidents mettent en lumière les difficultés persistantes à concilier tradition et attentes modernes.

Démission d’Omar Harfouch : des allégations précises de manipulation

Omar Harfouch, célèbre pianiste, compositeur et producteur franco-libanais reconnu pour ses musiques de films et son engagement humanitaire, a annoncé sa démission via une série de Stories Instagram le 19 novembre, exprimant sa profonde frustration devant le manque de transparence du processus de sélection. Membre des huit juges officiels initialement nommés, Harfouch assure avoir découvert sur les réseaux sociaux la formation d’un « jury improvisé » chargé de présélectionner les 30 meilleures finalistes parmi les 136 pays participants, excluant tous les vrais juges, dont lui-même. Il dénonce un maintien secret des résultats de cette présélection, une manœuvre qui compromet l’intégrité du concours.

Dans ses messages, Harfouch détaille la composition du jury officieux, regroupant des individus liés personnellement à certaines candidates—y compris la personne responsable du dépouillement et de la gestion des résultats. Il décrit cette opération comme « clandestine », suspectant collusion et manipulation pouvant relever de la fraude dans un événement international. Après avoir confronté les responsables de Miss Univers, lesquels ont publié dans la précipitation une liste de noms sur Instagram sans clarifier les rôles de chacun, Harfouch évoque un entretien « irrespectueux » avec le président Raúl Rocha Cantú, sur l’opacité du vote, qui a été le réel déclencheur de son départ.

Il refuse de participer à ce qu’il qualifie de « mascarade » et annule la prestation musicale originale qu’il avait spécialement composée pour le concours. Son retrait constitue un revers de prestige, Harfouch ayant mis en avant le préjudice émotionnel et la perte de réputation subie en ayant été « trompé et utilisé publiquement » pour cautionner un processus compromis.

Harfouch va plus loin, annonçant son intention d’engager des poursuites judiciaires, évoquant fraude, abus de pouvoir, corruption, tromperie, violation de contrat, conflit d’intérêts et préjudices moraux. Il met en garde les autres juges, les informant qu’ils risqueraient d’être impliqués dans une « fraude à l’échelle mondiale » s’ils persistaient dans leur fonction. Ses déclarations publiques ont amplifié les appels à la responsabilité, générant des milliers d’interactions et de débats sur l’éthique des concours de beauté. Ses accusations détaillées s’ajoutent à celles de favoritisme ayant terni la réputation de Miss Univers par le passé, obligeant l’organisation à réagir rapidement.

Départ soudain de Claude Makélélé : raisons personnelles au milieu du tumulte

Claude Makélélé, ex-footballeur professionnel français de 52 ans, célèbre pour ses performances au poste de milieu défensif au Real Madrid, Chelsea et Marseille, ainsi que pour sa carrière d’entraîneur au PSG et Stade Rennais, a annoncé son retrait du jury Miss Univers le 19 novembre, juste après les révélations de Harfouch. Dans un post Instagram, Makélélé exprime ses regrets face à cette « décision difficile », invoquant « des raisons personnelles imprévues » sans autre précision. Il félicite le concours pour son rôle dans l’autonomisation et la diversité, valeurs qu’il relie à sa trajectoire personnelle, de ses débuts en République Démocratique du Congo à sa notoriété mondiale.

Son engagement était perçu comme un choix stratégique pour attirer les fans de sport et souligner l’ouverture moderne du concours. Mais la proximité de son départ avec celui de Harfouch alimente les spéculations sur une influence du scandale sur son choix, bien qu’il n’ait rien confirmé publiquement. Les médias relèvent le soutien exprimé par ses fans et anciens coéquipiers, rappelant sa réputation d’intégrité dans un environnement sous haute pression.

Figure pionnière qui a donné son nom au « Makélélé Role » dans le football, son retrait ajoute une dimension de célébrité à la controverse. Son communiqué, sans polémique, laisse pourtant transparaître des pressions internes, renforcées par ses succès internationaux dans les grandes compétitions. Sa posture éthique pourrait accentuer l’impact de son départ sur la perception du public.

Retrait du troisième juge : la princesse Camilla se retire également

Renforçant l’instabilité du jury, la princesse Camilla di Borbone delle Due Sicilie, royale italienne et présidente du comité de sélection Miss Univers, s’est retirée le 20 novembre, à la veille de la finale. Connue pour son mécénat dans les arts et la culture, elle invoque des « engagements personnels » dans son annonce brève, reprenant la réserve de Makélélé. Son rôle étant central dans le processus de sélection critiqué par Harfouch, ce retrait a un poids particulier.

Les détails de sa décision restent rares, son annonce n’ayant pas été développée sur Instagram ou les canaux officiels du concours, mais des sources mentionnent des consultations d’urgence avec l’organisation. Sa participation visait à rehausser le prestige et la diversité du jury. Suite à son départ, l’organisation finalise une nouvelle composition du panel, intégrant des responsables du divertissement et des activistes pour garantir la tenue de l’événement. Ce troisième retrait marque un mécontentement généralisé au sein du comité.

Démenti ferme et clarifications de l’organisation Miss Universe

Pour répondre aux accusations explosives d’Harfouch, le comité Miss Univers a publié le 19 novembre un communiqué officiel sur Instagram, niant catégoriquement l’existence d’un jury improvisé ou non autorisé. Il est précisé que toutes les évaluations et sélections sont réalisées selon « des protocoles établis, transparents et contrôlés par la MUO », sans intervention externe sur le processus final. L’organisation explique que la confusion viendrait du programme « Beyond the Crown », initiative d’impact social lancée le 18 novembre, dotée de son propre comité indépendant pour récompenser les projets de plaidoyer des candidates, sans lien avec la compétition principale.

MUO qualifie la description d’Harfouch de « déformation » et prend acte de son retrait, lui interdisant tout usage futur des marques Miss Universe dans ses communications. Elle invite le public et les médias à se fier aux sources officielles MUO, tout en réitérant son soutien aux candidates pour leur leadership et leur engagement. Concernant les autres départs, l’organisation signale simplement respecter les décisions personnelles et confirme la poursuite du concours avec un panel ajusté, mettant en avant sa volonté de protéger la dignité des participantes. Les réponses sont supervisées par le PDG Mario Bucaro et le président Raúl Rocha, qui soulignent des réformes internes initiées depuis le rachat de 2022 pour corriger les inégalités passées.

Des observateurs estiment que le communiqué, jugé défensif, reste peu précis sur le déroulé réel des sélections, alimentant le débat sur la transparence. L’organisation fait valoir son adaptation vers plus d’inclusivité, notamment en acceptant depuis 2022 les femmes mariées et mères, mais ces scandales mettent à l’épreuve sa crédibilité. Harfouch ayant détaillé ses griefs et menacé de poursuites judiciaires, la MUO se prépare au volet légal, tout en se concentrant sur la diffusion de la finale.

Controverses antérieures : le scandale thaïlandais et la remise en cause de la direction

Les départs de juges s’inscrivent dans la continuité de polémiques apparues début novembre 2025 autour du rôle de la Thaïlande comme pays hôte. Le 5 novembre, lors du cérémonial de remise d’écharpes à Bangkok, le directeur de Miss Univers Thaïlande, Nawat Itsaragrisil, s’en est pris publiquement à Miss Mexique Fátima Bosch pour un manque de promotion sur les réseaux sociaux, la qualifiant de « bête » dans une vidéo devenue virale—expression nuancée ensuite comme étant plutôt celle de la « frustration ». Bosch, entrepreneuse et militante pour les droits des femmes, s’est alors levée et a quitté la salle, suivie de la Miss Univers en titre Victoria Kjaer Theilvig, de Miss Canada Jaime VandenBerg, de Miss Irak Hanin Al Qoreishy et d’autres, protestant vivement contre Itsaragrisil.

L’incident, filmé et largement diffusé, a déclenché une indignation internationale, jugé contraire au message d’autonomisation porté par le concours. Bosch a ensuite évoqué un vrai manque de respect envers les femmes. MUO a condamné le geste, reporté la cérémonie et dépêché des responsables, dont Mario Bucaro, en Thaïlande pour reprendre la main. Itsaragrisil, lors d’une conférence de presse, présente ses excuses, témoigne de ses regrets et s’engage au succès de l’événement, tandis que Rocha limite fortement son implication pour prévenir tout nouveau trouble. Cette démarche vise à répondre à ses précédentes controverses, notamment sur l’apparence physique des candidates et leurs relations personnelles.

D’autres problèmes subsistent, tels une enquête de police thaïlandaise concernant la promotion du concours via un site de jeux en ligne, que MUO réfute, en l’attribuant à ses partenaires locaux. Des rumeurs non confirmées font état d’une liaison juge-candidate, ajoutant au chaos. Ces scandales invitent à s’interroger sur l’organisation de la Thaïlande, choisie pour sa culture dynamique, aujourd’hui mise à l’épreuve par ses difficultés. Malgré tout, les candidates poursuivent leurs activités caritatives et visites culturelles, illustrant leur résilience face à l’attention mondiale.

Enjeux pour le concours et son avenir

À l’approche de la finale Miss Univers 2025 le 21 novembre, les démissions, les départs et les accusations créent une atmosphère tendue là où l’événement devait marquer un moment de célébration. Avec un jury remanié, les organisateurs simplifient le format, concentré sur les épreuves de maillot de bain, de robe de soirée, et de questions-réponses, évaluant grâce, intelligence et engagement. L’événement, diffusé en direct sur Hulu et MTV, mobilisera des millions de téléspectateurs, bien que l’audience puisse pâtir de la mauvaise publicité.

Ces scandales révèlent les défis structurels de l’industrie de la beauté, des conflits d’intérêts aux sensibilités interculturelles lors des compétitions internationales. Pour les déléguées—nombreuses à représenter leur pays pour la première fois—l’essentiel reste la défense de leurs causes, tels l’action climatique ou la santé mentale, offrant un contraste positif au tumulte médiatique. Les réponses de la MUO visent à restaurer la confiance, tandis que des experts préconisent des réformes plus profondes, telles que des audits indépendants, afin d’éviter de nouveaux scandales. À l’heure du passage de couronne, le concours Miss Univers apparaît à la croisée des chemins, entre spectacle et profondeur, dans une époque exigeant plus d’authenticité.]