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Comment les startups de la fintech remettent en cause la domination des banques européennes traditionnelles

Les grandes banques européennes dominent toujours le marché. Mais elles ne peuvent plus compter sur la fidélité automatique de leurs clients.

C’est là que les Fintech Startups in Europe ont changé la donne.

En quelques années, elles ont transformé des services autrefois lourds en gestes simples. Ouvrir un compte depuis son téléphone. Créer une carte virtuelle en quelques secondes. Envoyer de l’argent à l’étranger. Gérer les dépenses d’une équipe. Suivre ses finances sans passer par une agence.

Aujourd’hui, tout cela paraît normal.

Les chiffres montrent pourtant que les banques traditionnelles restent très loin devant. À la fin de 2024, la Banque centrale européenne recensait environ 60 banques entièrement numériques dans la zone euro, dont sept filiales de banques classiques. Leur part des actifs bancaires est passée de 3,1 % en 2019 à 3,9 % en 2024.

Ce n’est donc pas une révolution où les banques disparaissent du jour au lendemain.

Le changement est plus subtil.

Les fintechs prennent peu à peu le contrôle de certains moments clés de la relation client : paiement, carte, transfert, gestion des dépenses, crédit, investissement ou outils financiers pour les entreprises.

Et dans la finance, contrôler l’usage quotidien compte énormément.

Fintech Startups in Europe : pourquoi elles gagnent du terrain

Une grande banque doit tout gérer en même temps.

Comptes courants, épargne, prêts immobiliers, crédit aux entreprises, conformité, cartes, investissements, agences, service client et systèmes informatiques parfois vieux de plusieurs décennies.

Une fintech peut commencer autrement.

Elle choisit un problème précis et construit tout autour.

C’est l’une de ses plus grandes forces.

Une startup spécialisée dans les paiements n’a pas besoin de recréer tout un réseau bancaire. Une plateforme destinée aux PME peut se concentrer sur les factures, les cartes, les dépenses et la trésorerie.

Résultat : le produit paraît souvent plus simple.

La BCE souligne d’ailleurs que les banques numériques fonctionnent sans réseau d’agences physiques et proposent généralement des modèles plus ciblés. Environ 80 % de leur financement provient des dépôts de détail. Mais cette structure légère ne garantit pas la rentabilité. Les dépenses marketing, technologiques et réglementaires peuvent vite peser lourd.

Qonto illustre bien cette logique.

L’entreprise indique servir plus de 600 000 PME et indépendants dans huit marchés européens. Elle ne se limite plus au compte professionnel. Elle propose aussi facturation, gestion des dépenses, outils comptables et autres services liés à la gestion quotidienne d’une entreprise.

Facteur Ce que les fintechs font bien Le défi
Structure numérique Lancer plus vite de nouveaux services Supporter les coûts à grande échelle
Spécialisation Répondre à un besoin précis Élargir l’offre ensuite
Mobile-first Simplifier les parcours Maintenir une expérience fiable
Automatisation Réduire certaines tâches manuelles Respecter des règles strictes
Expansion Entrer rapidement sur plusieurs marchés Gérer les différences réglementaires

Ce qui attire les clients n’est donc pas seulement la technologie.

C’est la simplicité.

Les paiements ont été le premier grand terrain de bataille

Les paiements ont donné aux fintechs une porte d’entrée idéale.

Tout le monde paie. Tout le monde comprend la frustration d’un virement lent, d’une carte bloquée ou de frais difficiles à lire.

Et les habitudes changent vite.

Dans la zone euro, les paiements en ligne représentaient 7 % des paiements quotidiens en 2019. Ils sont passés à 17 % en 2022, puis à 21 % en 2024.

En valeur, leur part est passée de 18 % en 2019 à 36 % en 2024.

Le cash reste pourtant bien présent.

En 2024, il représentait encore 52 % des paiements réalisés dans les points de vente physiques en nombre de transactions. En 2019, cette part atteignait 72 %.

Autrement dit, l’argent liquide ne disparaît pas. Mais les paiements numériques prennent clairement plus de place.

Cela profite à plusieurs types de fintechs :

  • services de paiement pour commerçants ;
  • cartes virtuelles ;
  • transferts internationaux ;
  • paiements entre particuliers ;
  • solutions de change ;
  • paiements de compte à compte ;
  • services de paiement fractionné.

Klarna montre à quel point une société peut partir d’un créneau précis et élargir ensuite son territoire.

Longtemps associée au « Buy Now, Pay Later », l’entreprise développe maintenant ses cartes et ses services bancaires. Au premier trimestre 2026, elle comptait cinq millions d’utilisateurs actifs de Klarna Card dans 16 pays. Elle avait également lancé les paiements entre particuliers dans 13 pays européens en janvier 2026.

Évolution Chiffre clé Ce que cela signifie
Paiements en ligne 21 % des paiements quotidiens en 2024 Le numérique devient incontournable
Paiements en ligne en valeur 36 % en 2024 Les achats importants passent aussi par le web
Cash au point de vente 52 % des transactions Le liquide reste très utilisé
Klarna Card 5 millions d’utilisateurs actifs Klarna dépasse le simple BNPL
Paiements P2P Klarna 13 pays européens Expansion vers les usages bancaires quotidiens

Les fintechs n’ont pas inventé le paiement numérique.

Elles ont surtout poussé tout le secteur à le rendre plus simple.

L’open banking change la relation entre la banque et le client

L’open banking est moins spectaculaire qu’une carte en métal ou qu’une jolie application.

Mais son impact peut être beaucoup plus profond.

Avec PSD2, l’Europe a créé un cadre qui permet à certains prestataires autorisés d’accéder à des données de comptes ou d’initier des paiements, avec le consentement du client.

Concrètement, cela casse un vieux réflexe bancaire.

Avant, la banque détenait le compte, les données et l’interface.

Aujourd’hui, elle peut toujours détenir le compte, mais une autre entreprise peut fournir l’interface que le client préfère utiliser.

C’est une différence énorme.

Une application peut, par exemple, rassembler plusieurs comptes bancaires dans un seul tableau de bord. Une autre peut permettre d’effectuer un paiement directement depuis un compte bancaire sans passer par une carte.

Le cadre continue d’évoluer.

Le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord politique le 27 novembre 2025 sur la révision de PSD2. Le futur dispositif combine notamment une nouvelle directive, souvent appelée PSD3, et un Payment Services Regulation. Les objectifs portent entre autres sur la fraude, la transparence et la modernisation du marché européen des paiements.

Avant Aujourd’hui avec l’open banking
La banque contrôle presque toute l’expérience Plusieurs services peuvent se connecter au compte
Les données restent dans l’environnement bancaire Partage possible avec un prestataire autorisé
Le paiement passe surtout par la banque ou la carte Un tiers peut initier certains paiements
Une seule interface principale Plusieurs interfaces peuvent coexister

Il faut toutefois éviter une idée fausse.

L’open banking ne signifie pas qu’une fintech peut consulter un compte comme elle le souhaite.

Le client doit donner son accord, et les prestataires doivent respecter des règles précises.

Les néobanques veulent devenir le compte principal

Pendant longtemps, beaucoup de clients utilisaient les néobanques comme deuxième compte.

Pratique pour voyager. Utile pour payer en ligne. Intéressant pour éviter certains frais de change.

Mais le modèle évolue.

Revolut a terminé 2025 avec 68,3 millions de clients particuliers dans le monde, soit une hausse de 30 % sur un an. Ses revenus ont atteint 6 milliards de dollars et son bénéfice avant impôt 2,3 milliards de dollars. Les soldes détenus par les clients ont atteint 67,5 milliards de dollars.

Une précision est essentielle : ces chiffres sont mondiaux, pas européens.

Cela reste toutefois révélateur de la taille qu’une fintech peut atteindre.

Reuters rapportait également que Revolut cherchait à convaincre davantage de clients d’en faire leur banque principale, et non plus seulement une application de voyage ou de change.

N26 donne une autre image du phénomène.

Pour 2025, la banque numérique allemande a annoncé 501,6 millions d’euros de chiffre d’affaires, 5,6 millions de clients générateurs de revenus et plus de 10,5 milliards d’euros de dépôts clients. Elle a aussi enregistré son premier exercice complet bénéficiaire.

Acteur Chiffre récent À retenir
Revolut 68,3 M de clients particuliers Chiffre mondial
Revolut 6 Md$ de revenus Activité à très grande échelle
N26 5,6 M de clients générateurs de revenus Forte présence européenne
N26 >10,5 Md€ de dépôts Relation bancaire plus complète
Qonto 600 000+ clients Forte position auprès des PME

Le vrai cap est franchi lorsqu’un client commence à recevoir son salaire, épargner ou emprunter via la même plateforme.

À ce moment-là, la fintech ne complète plus une banque.

Elle la remplace sur une partie de la relation.

Les Fintech Startups in Europe séduisent particulièrement les PME

Les PME sont une cible idéale.

Leurs besoins sont nombreux, mais leurs outils restent souvent dispersés.

Une entreprise peut utiliser une banque pour le compte, un logiciel pour les factures, un autre pour les notes de frais, encore un autre pour la comptabilité et plusieurs cartes pour les salariés.

C’est précisément ce que certaines fintechs veulent simplifier.

Qonto, par exemple, rassemble compte professionnel, cartes, facturation, suivi des dépenses, outils comptables et certaines solutions de financement.

L’idée est simple : ne pas vendre seulement un compte.

Vendre un outil que l’entreprise utilise tous les jours.

Besoin Réponse fintech
Compte professionnel Ouverture et gestion en ligne
Cartes d’équipe Plafonds et contrôles individuels
Facturation Création et suivi des factures
Dépenses Centralisation des justificatifs
Comptabilité Synchronisation des transactions
Trésorerie Vision plus claire des flux
Financement Accès intégré à certaines offres

Pour une banque, c’est un vrai problème.

Elle peut toujours détenir l’argent de l’entreprise, mais perdre la relation quotidienne avec son dirigeant.

La réglementation devient beaucoup plus lourde avec la croissance

Créer une bonne application est une chose.

Gérer plusieurs millions de clients en est une autre.

À mesure qu’elles grandissent, les fintechs doivent faire face aux mêmes sujets que les banques : fraude, cybersécurité, blanchiment d’argent, gouvernance, contrôles internes, incidents informatiques et conformité.

DORA illustre bien ce changement.

Le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique est applicable depuis le 17 janvier 2025. Il impose un cadre plus cohérent autour des risques informatiques, des incidents et des prestataires technologiques externes.

La protection des dépôts crée aussi une distinction importante.

Dans l’UE, les dépôts éligibles auprès d’une banque couverte par un système de garantie bénéficient généralement d’une protection allant jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement.

Toutes les applications financières n’offrent pas cette protection.

Une fintech de paiement n’est pas automatiquement une banque.

Sujet Au démarrage À grande échelle
Produit Rapidité Processus plus contrôlés
Cybersécurité Priorité importante Priorité critique
Conformité Équipe limitée Fonction centrale
Risques Relativement simples Beaucoup plus complexes
Fournisseurs externes Souplesse Surveillance renforcée

Plus une fintech ressemble à une banque, plus elle doit accepter les contraintes du métier bancaire.

Les banques traditionnelles restent très loin devant

Les banques traditionnelles restent très loin devant

Il suffit de regarder les bilans pour comprendre que la domination bancaire n’a pas disparu.

Les banques de l’Union européenne et de l’Espace économique européen détenaient environ 29 000 milliards d’euros d’actifs en juin 2025, selon l’EBA.

Dans la zone euro, les banques uniquement numériques représentaient seulement 3,9 % des actifs bancaires à la fin de 2024.

La différence reste énorme.

Les établissements traditionnels conservent plusieurs atouts :

  • une base massive de dépôts ;
  • une forte capacité de crédit ;
  • des relations anciennes avec les entreprises ;
  • une grande expérience de la gestion des risques ;
  • des équipes réglementaires déjà en place ;
  • une offre très large.

La BCE signalait également que les banques de la zone euro avaient maintenu un rendement des fonds propres supérieur à 9 % en 2024, avec des niveaux de capital et de liquidité solides.

Banques classiques Fintechs
Taille massive Plus grande agilité
Base de dépôts solide Meilleure spécialisation
Offre très large Parcours souvent plus simples
Expertise du crédit Innovation plus rapide
Infrastructure réglementaire mature Moins de systèmes historiques

Le scénario le plus crédible n’est donc pas « les fintechs vont tuer les banques ».

Le marché devient simplement beaucoup plus disputé.

Banques et fintechs travaillent aussi ensemble

La concurrence fait les gros titres.

La coopération, elle, passe souvent sous le radar.

Pourtant, de nombreuses banques utilisent déjà des technologies développées par des entreprises externes.

Certaines achètent des logiciels. D’autres nouent des partenariats. D’autres encore proposent des services en marque blanche.

L’EBA indique que 35 % des banques ayant répondu à son questionnaire du printemps 2025 utilisaient des modèles de white labelling.

Autrement dit, le client peut utiliser un produit sous la marque de sa banque alors qu’une fintech fournit une partie de la technologie derrière.

Modèle Comment ça fonctionne
Partenariat Banque et fintech travaillent ensemble
White label La banque vend une solution développée par un tiers
API Plusieurs services communiquent entre eux
Acquisition Une banque rachète une fintech
Licence bancaire Une fintech élargit son activité

Cette réalité rend la frontière entre banque et fintech beaucoup moins nette qu’avant.

Le financement revient, mais l’argent va à moins d’entreprises

La fintech continue d’attirer les investisseurs.

Mais ils sont plus exigeants.

Selon KPMG, à partir de données PitchBook, les investissements mondiaux dans la fintech ont atteint 116 milliards de dollars en 2025, contre 95,5 milliards en 2024.

En revanche, le nombre de transactions est tombé à 4 719, son plus bas niveau annuel depuis huit ans.

Plus d’argent. Moins d’opérations.

Le message est assez clair.

Les investisseurs privilégient davantage les entreprises capables de montrer des revenus, une croissance durable et un chemin crédible vers la rentabilité.

Dans la région EMEA, qui comprend l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, les investissements fintech ont atteint 29,2 milliards de dollars en 2025, contre 26,5 milliards en 2024. Le Royaume-Uni représentait 10,9 milliards.

Ce chiffre ne doit pas être présenté comme un total européen, puisque l’EMEA couvre une zone plus large.

Reuters a également rapporté en mars 2026 une estimation de Finch Capital selon laquelle le financement des fintechs européennes avait progressé de 37 % entre 2022 et 2025, pour atteindre environ 40 milliards d’euros cumulés sur la période étudiée.

Tendance Ce qu’elle montre
116 Md$ investis mondialement en 2025 Le capital revient
4 719 transactions Les investisseurs sélectionnent davantage
29,2 Md$ en EMEA La région reste importante
10,9 Md$ au Royaume-Uni Londres garde un poids majeur
Fintechs rentables Le marché devient plus mature

Les investisseurs ne veulent plus seulement entendre une belle histoire de croissance.

Ils veulent voir un vrai business.

Les paiements instantanés réduisent certains avantages des fintechs

Les règles européennes poussent maintenant tout le marché vers plus de rapidité.

Depuis le 9 octobre 2025, les prestataires concernés dans la zone euro doivent permettre l’envoi de paiements instantanés en euros et proposer une vérification du bénéficiaire.

D’autres obligations étaient déjà entrées en application auparavant, notamment sur la réception des virements instantanés et leur tarification.

Cela change la concurrence.

Il y a quelques années, une fintech pouvait se distinguer simplement en disant : « Chez nous, le transfert est instantané. »

Cet argument devient moins puissant lorsque tout le secteur doit offrir une expérience plus rapide.

Les fintechs doivent donc monter d’un cran.

Changement Impact
Virements instantanés La vitesse devient un standard
Vérification du bénéficiaire Moins de risques d’erreur et de fraude
PSD3/PSR Règles modernisées
Open banking Plus de services connectés
DORA Plus d’exigences technologiques

La prochaine bataille se jouera probablement sur la qualité de l’expérience, l’automatisation et les services ajoutés autour du paiement.

L’euro numérique pourrait ouvrir un nouveau chapitre

L’euro numérique fait beaucoup parler.

Mais il n’existe pas encore comme moyen de paiement grand public.

La BCE prévoit un pilote de 12 mois à partir du second semestre 2027. Elle souhaite être techniquement prête pour une éventuelle première émission en 2029, si la législation nécessaire est adoptée et si une décision finale est prise.

Il faut insister sur le mot « éventuelle ».

Le lancement n’est pas garanti.

L’euro numérique pourrait néanmoins créer de nouvelles possibilités pour les banques comme pour les fintechs. La BCE prévoit que les prestataires de services de paiement puissent jouer un rôle dans sa distribution.

Étape Situation
Projet Toujours en développement
Pilote Prévu au second semestre 2027
Durée 12 mois
Première émission possible 2029
Décision définitive Pas encore prise

L’euro numérique ne signerait donc pas la fin des fintechs.

Il pourrait devenir une nouvelle infrastructure qu’elles utilisent.

FAQ sur les Fintech Startups in Europe

Toutes les fintechs européennes sont-elles des banques ?

Non. Certaines détiennent une licence bancaire. D’autres sont des établissements de paiement, des établissements de monnaie électronique ou simplement des fournisseurs de technologie financière.

Une néobanque protège-t-elle mon argent comme une banque classique ?

Cela dépend de son statut. Si l’établissement possède une licence bancaire et relève d’un système de garantie des dépôts dans l’UE, les dépôts éligibles bénéficient généralement d’une protection jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement.

L’open banking permet-il à n’importe quelle application de lire mon compte ?

Non. L’accès dépend du consentement du client et du statut réglementaire du prestataire. PSD2 impose aussi des règles de sécurité.

Pourquoi certaines fintechs veulent-elles devenir de vraies banques ?

Une licence bancaire leur permet d’aller plus loin, notamment sur les dépôts et certains produits de crédit. Mais elles héritent aussi de contraintes réglementaires beaucoup plus lourdes.

Les banques classiques peuvent-elles copier les fintechs ?

Oui. Elles peuvent développer leurs propres services, acheter des technologies ou travailler avec des fintechs. Le recours au white labelling montre que cette coopération existe déjà à grande échelle.

Pourquoi les PME intéressent-elles autant les fintechs ?

Parce qu’elles utilisent souvent plusieurs outils pour gérer paiements, cartes, factures, dépenses et comptabilité. Une plateforme capable de tout réunir devient très difficile à remplacer.

L’euro numérique sera-t-il lancé en 2027 ?

Non. Le pilote doit commencer au second semestre 2027. Une première émission pourrait éventuellement intervenir en 2029, mais aucune décision finale n’a encore été prise.

Ce qu’il faut retenir

Les Fintech Startups in Europe n’ont pas encore renversé les banques traditionnelles.

Les données de la BCE le montrent clairement. Les banques numériques ne représentent encore qu’une petite part des actifs bancaires de la zone euro.

Mais leur influence ne se mesure pas seulement en milliards d’euros de bilan.

Elle se voit dans nos habitudes.

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Les fintechs ont imposé ces attentes.

Les banques traditionnelles restent puissantes. Elles ont les dépôts, les capitaux, les clients, l’expertise du risque et une offre très large.

Mais elles doivent désormais avancer au rythme d’acteurs plus rapides.

Et c’est probablement le changement le plus important.

Les Fintech Startups in Europe ne sont pas simplement en train de prendre des clients aux banques. Elles obligent tout le secteur financier européen à revoir la manière dont il conçoit, vend et fournit ses services.

La prochaine décennie ne sera probablement pas une guerre où les fintechs éliminent les banques.

Ce sera plutôt un marché où banques, néobanques, plateformes de paiement et fournisseurs technologiques se partageront de plus en plus la même relation client.

Et pour l’utilisateur, ce mélange peut être une bonne nouvelle : plus de choix, plus de rapidité et beaucoup moins de patience pour les services bancaires compliqués.