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7 initiatives gouvernementales soutenant la blockchain au Luxembourg

Le Luxembourg se positionne comme un hub européen majeur pour la blockchain, grâce à des politiques publiques volontaristes. Découvrez les 7 principales actions qui nourrissent cet écosystème innovant.

1. La première blockchain publique au monde

En 2019, le ministère de la Digitalisation a lancé la première blockchain dédiée au secteur public. Ce projet historique, développé avec le Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE) et le Syndicat intercommunal de gestion information (SIGI), vise à :

Domaine Avantages clés
Sécurité Intégrité des données via une technologie décentralisée
Éfficacité Réduction du temps de traitement des demandes administratives
Transparence Traçabilité infalsifiable des opérations publiques

Réalisations notables :

  • Adoption par l’écosystème public pour des procédures sécurisées.
  • Base juridique renforcée pour les transferts de titres via blockchain.

2. Les lois sur les technologies de registres distribués (DLT)

Le Luxembourg a adopté en décembre 2024 la Loi Blockchain IV, complétant les dispositifs précédents.

Son objectif : offrir un cadre juridique adapté à l’innovation.

Mesure claire Impact
Agent de contrôle Responsable des réconciliations en temps réel pour les titres DLT
Flexibilité légale Autorisation de l’émission directe sur blockchain
Sécurité juridique Clarification des droits des investisseurs et émetteurs

Perspective européenne : Le pays deviendra un modèle pour la tokenisation transfrontalière. Un projet de loi supplémentaire est en cours pour élargir ces dispositions.

3. Les certificats de trésorerie digitaux (CTD) sur blockchain

Le 16 juin 2025, la Trésorerie de l’État a émis 50 millions d’euros de CTD blockchain.

Caractéristique Détails
Platée HSBC (Orion), via un cadre DLT luxembourgeois
Durée 6 mois à zéro coupon
Avantages Réduction des délais, traçabilité totale, sécurité accrue

Ce projet place le Luxembourg comme deuxième État européen à adopter ces instruments dématérialisés. Bien que des pays comme l’Espagne ou la France aient initié des expérimentations analogues, le cadre luxembourgeois se distingue par sa plateforme locale entièrement intégrée.

4. Le Luxembourg Blockchain Lab (LBI) : un catalyseur d’écosystème

Ce réseau académique et industriel, né en 2019, fédère :

  • Infrachain
  • LHoFT (Luxembourg House of Financial Technology)
  • Institut LIST (Luxembourg Institute of Science and Technology)
  • SnT (Université du Luxembourg).

Contributions récentes :

  • Sélection d’8 projets internationaux en 2020 pour des solutions blockchain.
  • Organisation de la Blockchain Week Luxembourg, événement de référence.

5. L’intégration à l’European Blockchain Services Infrastructure (EBSI)

Projet cofinancé par l’UE dans le cadre d’EBSILUX (2021-2023), cette initiative :

  1. Objectif : Une infrastructure transfrontere commune.
  2. Méthode :
    • Tests de services DLT (identité numérique, documents électroniques).
    • Collaboration avec 29 pays membres, dont la Norvège et la Suisse.

6. La digitalisation des prêts étudiants via blockchain

Depuis 2021, les demandes de prêts Bëlésch sont traitées sur blockchain, via Spuerkeess.

Ce système :

  • Permet une traçabilité immédiate des dossiers.
  • Génère des gains de temps pour les étudiants.
  • Démontre l’application concrète de la technologie dans les services publics.

7. Soutien aux entreprises fintech et DLT

Le gouvernement facilite l’accès aux solutions blockchain via :

  • Cadres réglementaires : Clarification des contrôles CSSF pour les actifs numériques.
  • Financement : Mesures ciblées pour projets DLT non éligibles aux dispositifs classiques.
  • Accès bancaire : Solutions pour les start-up confrontées aux refus de compte.

Statue marquante : Plus de 280 entreprises fintech actives au Grand-Duché, dont 40 spécialisées en blockchain.

Conclusion : Un écosystème en expansion

Le Luxembourg combine cadres réglementaires sécurisants et excellence opérationnelle pour rester un leader européen. Ses récents succès (CTD, lois DLT) démontrent une ambition durable, alignée sur les priorités numériques de l’UE.