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France : Nicolas Sarkozy sort de prison alors que son procès en appel approche.

Lundi, une cour d’appel de Paris a décidé de libérer l’ancien président français Nicolas Sarkozy de prison après trois semaines d’une peine de cinq ans, et de le placer sous contrôle judiciaire.
Il a quitté la prison de la Santé à Paris plus tard dans l’après-midi.
Plus tôt dans la journée, Sarkozy avait décrit son incarcération comme un « cauchemar » alors que la cour d’appel examinait sa demande de libération en attendant un procès en appel après sa condamnation pour complot criminel.

Pourquoi Sarkozy était-il en prison ?

Un tribunal de première instance en septembre avait reconnu Sarkozy coupable d’avoir cherché à obtenir un financement de la Libye de Mouammar Kadhafi avant sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.
Bien que le tribunal n’ait pas établi que Sarkozy avait effectivement reçu ou utilisé ces fonds pour sa campagne, il l’a tout de même condamné pour complot criminel en lien avec ce projet.

Sarkozy est entré en prison le 21 octobre, devenant ainsi le premier ancien chef d’un État membre de l’Union européenne à être incarcéré, mais son équipe juridique a rapidement demandé sa libération.
Si la cour d’appel de la capitale française acceptait sa demande, Sarkozy serait immédiatement libre.

Surnommée « l’affaire libyenne » par les médias français, l’accusation circule depuis 2011, lorsqu’un média libyen a publié un article sur le financement de la campagne.
Les accusations ont pris de l’ampleur en 2016, lorsque Takieddine a affirmé avoir personnellement livré des valises remplies d’argent de la part de responsables libyens au ministère français de l’Intérieur.

Sarkozy, qui a été président de la France de 2007 à 2012, a déjà été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence dans d’autres affaires.

Que disait Sarkozy ?

L’homme de 70 ans est apparu en visioconférence depuis la prison, vêtu d’une veste bleu foncé et entouré de ses avocats.
« C’est dur, très dur, certainement pour n’importe quel détenu. Je dirais même que c’est éprouvant », a-t-il déclaré à la cour, tout en ajoutant que le personnel pénitentiaire avait rendu « ce cauchemar… supportable ».

Le procureur Damien Brunet avait demandé à la cour d’accepter la requête de Sarkozy pour une libération.
« Les risques de collusion et de pression sur les témoins justifient la demande de libération sous contrôle judiciaire », a-t-il dit.

Présents dans la salle d’audience se trouvaient l’épouse de Sarkozy, la chanteuse et mannequin Carla Bruni-Sarkozy, ainsi que deux des fils de l’ancien président.